L’apnée du sommeil est caractérisée par une fréquence anormale d’arrêts respiratoires. Ce trouble de la ventilation est entraîné par une obstruction répétée des conduits respiratoires de l’arrière-gorge. Il se manifeste involontairement. Il concerne les personnes âgées et les personnes en surpoids. Il survient également chez les personnes qui ronflent beaucoup.

Les arrêts involontaires de la respiration

Les arrêts respiratoires peuvent durer jusqu’à 30 secondes ou plus. Selon les médecines, ils deviennent de véritables problèmes s’ils se produisent plus de 5 fois par heure. Les fréquences varient en fonction des cas. Il arrive que les pauses respiratoires surviennent une centaine de fois pendant le sommeil. Il faut avouer que ces interruptions de la ventilation perturbent le sommeil. La personne qui en souffre se réveille pendant une courte durée à chaque fois que l’obstruction se produit. Au final, elle ressent de la fatigue au réveil en raison des « micro-éveils ». L’apnée du sommeil est également associée à une somnolence diurne et à des maux de tête. Même si ce syndrome provoque du ronflement bruyant, le ronflement et les apnées sont deux choses distinctes.

Les causes de l’apnée du sommeil

Les apnées du sommeil sont provoquées par des obturations répétées ou partielles des conduits respiratoires de l’arrière-gorge. Le relâchement de la langue et des muscles de la gorge au cours du sommeil bouche le passage de l’air au moment de la respiration. La personne atteinte tente alors de respirer parce que l’air ne circule pas correctement. Les pauses respiratoires sont fréquentes chez les personnes âgées. En effet, les muscles des seniors sont moins toniques ce qui engendre des relâchements involontaires. La plupart des personnes qui souffrent du syndrome de l’apnée du sommeil sont des personnes obèses. Chez ce type d’individu, la principale cause est l’excès de graisse au niveau du cou.

Il existe aussi des cas d’apnées du sommeil qui se produisent en raison d’un dysfonctionnement du cerveau. Ce dernier n’arrive pas à donner l’ordre de respirer aux muscles respiratoires. Il s’agit des cas rares que l’on constate chez les personnes victimes d’une affection grave ou de maladie neurologique. Les personnes qui prennent souvent de l’alcool, des sédatifs ou des somnifères peuvent souffrir de ce type d’apnées.

Les cas d’apnées du sommeil

En France, près de 5 % de la population sont concernés par ce syndrome. Les hommes sont plus touchés que les femmes avant l’âge de 60 ans. Il faut noter que les enfants sont également concernés. C’est le nombre d’arrêts respiratoire par heure indiquée par l’index d’apnée-hypopnée qui permet de déterminer les cas.

Plusieurs symptômes peuvent alerter les personnes atteintes du syndrome de l’apnée du sommeil. En effet, si vous vous réveillez de manière excessive la nuit, cela constitue une raison de consulter un médecin. Si vous constatez aussi des respirations haletantes ou des réveils en sursaut avec sensation d’étouffement, il est préférable de faire un diagnostic. Le matin, la somnolence, la fatigue au réveil, les envies d’endormissement incontrôlé sont des signes qui doivent vous inquiéter. La somnolence peut être légère ou grave. Vous pouvez réaliser un test de somnolence d’Epworth si vous avez des doutes.

Évolution du syndrome

L’apnée du sommeil peut se compliquer selon les cas. La plupart du temps, les conséquences à court terme sont somnolence diurne, fatigue, troubles de la mémoire, maux de tête, etc. Les ronflements qui accompagnent les pauses respiratoires peuvent perturber le conjoint. Si la personne touchée par l’apnée du sommeil ne consulte pas un spécialiste, il y aura forcément des complications. Les médecins pensent que ce syndrome augmente le risque de maladie cardiovasculaire. Mais de quelle manière ? La piste la plus probable est que chaque arrêt respiratoire provoque une réduction de l’apport en oxygène au niveau du cerveau. De plus, les micro-réveils accentuent le rythme cardiaque.

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil peut également entraîner un accident vasculaire, une hypertension, une insuffisance cardiaque ou encore des crises cardiaques. Le pire scénario qui peut se présenter est que les personnes qui ont des problèmes d’arrêts involontaires de la respiration risquent de perdre la vie pendant le sommeil.

Les apnées du sommeil sont aussi caractérisées par la somnolence dans la journée et des troubles de la concentration. Le manque de sommeil provoque l’irritation de la personne atteinte ainsi que l’envie de dormir soudainement de manière incontrôlable. Par conséquent, il est préférable d’éviter de conduire en l’absence de traitement. En général, les pauses involontaires du sommeil réduisent la qualité de vie.

Le risque est élevé en cas de chirurgie si le syndrome de l’apnée du sommeil n’est pas dépisté. En effet, le relâchement des muscles de la gorge peut s’empirer en raison des anesthésies et des médicaments antidouleur.

Pourquoi diagnostiquer l’apnée du sommeil ?

Les symptômes de l’apnée du sommeil se manifestent pendant la nuit au cours du sommeil. Il est important de diagnostiquer ce syndrome notamment pour éviter les complications graves en cas de chirurgie. Le dépistage des apnées s’effectue en deux temps. Lors de la consultation médicale, le praticien demande aux patients de noter les heures des pauses respiratoires pendant la nuit. Il peut effectuer un examen otorhinolaryngologique. C’est généralement le conjoint qui constate les arrêts respiratoires. Il est réveillé par les ronflements bruyants et les micros-réveils. En effet, il s’agit d’un témoin oculaire perturbé par les réveils incessants.

Dans un second temps, le médecin réalise un bilan s’il soupçonne des apnées du sommeil. Il redirige son patient vers un centre spécialisé. L’objectif est d’étudier le sommeil en réalisant diverses mesures pour révéler les pauses respiratoires. Deux techniques sont utilisées :

La polygraphie qui consiste à enregistrer l’électrocardiogramme, le débit d’air entrant et sortant ainsi que les mouvements respiratoires.

La polysomnographie est un examen permettant d’analyser plus en détail le sommeil. Elle peut être réalisée sur une nuit dans le centre ou une nuit et une journée afin d’enregistrer les différentes phases du sommeil. Elle permet d’estimer le niveau de complication des apnées. L’activité du cerveau et des muscles est observée à l’aide d’électrode. Ces techniques permettent d’étudier de manière objective le syndrome.

By mick

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